Rencontre avec Benoist Apparu le 15 décembre 2015

Benoist Apparu est député de la Marne et maire de Châlons-en-Champagne. ©B.A.
Benoist Apparu est député (LR) de la Marne et maire de Châlons-en-Champagne. ©B.A.

Jusqu’où doit aller l’autonomie des établissements ? Faut-il reprendre les réductions de postes d’enseignants ? Faut-il des chefs d’établissement élus ? L’interdisciplinarité, la mixité sociale, l’éducation bienveillante sont-elles (aussi) des idées de droite ? Sur ces questions et bien d’autres encore, l’Ajéduc organise une rencontre avec Benoist Apparu. Ancien ministre et secrétaire d’État, Benoist Apparu est le conseiller éducation d’Alain Juppé, dont le programme en ce domaine, publié à la rentrée, a surpris par son degré d’élaboration et l’originalité de ses propositions.

Pour vous inscrire à la rencontre, c’est via ce sondage Doodle. En raison du plan Vigipirate, veuillez vous munir d’une pièce d’identité.

Quand ? mardi 15 décembre 2015 à 9 heures.

Où ? dans les locaux du Monde, entrée par le 14, rue Paul-Gervais (rue qui fait l’angle avec le bd Auguste-Blanqui en venant de Place d’Italie) – 75013 Paris.

Rappel : seuls les membres de l’Ajéduc peuvent s’inscrire. Pour adhérer à l’association, complétez ce formulaire.

Alain Juppé : « Notre système éducatif exige une adaptation de grande ampleur »

©Thomas Sanson.
©Thomas Sanson.

Ancien premier ministre (1993-1995), maire de Bordeaux depuis 2006, candidat à la primaire de l’UMP en vue de l’élection présidentielle de 2017, Alain Juppé a annoncé en février qu’il irait « tout au long de cette année à la rencontre des acteurs de l’éducation nationale ».

Ajéduc : Tout en soulignant que « rien ne se fera sans la confiance des enseignants » ni sans reconnaître, y compris sur le plan financier, leur engagement, vous voulez rétablir le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, donc reprendre les réductions de postes qui ont démoralisé l’éducation nationale jusqu’en 2012. N’y a-t-il pas incompatibilité entre ces deux propositions ?

Alain Juppé : « On ne peut pas mettre sur le même plan l’un des leviers de réduction de la dépense publique et la reconnaissance que la Nation doit accorder aux enseignants à la hauteur de l’importance de leur mission. L’évolution des effectifs des fonctions publiques devra naturellement être modulée en fonction des besoins prioritaires. S’agissant de l’Éducation nationale, je ne méconnais nullement la nécessité d’accorder des moyens plus importants, par exemple dans le premier degré, car les premiers signes de décrochage se manifestent dès le plus jeune âge. Mais il faut sortir d’une approche qui réduit depuis tant d’années le débat sur l’école à la seule question des moyens. Les défis à relever sont infiniment plus complexes.

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