Le nouveau bureau élu lors de l’AG 2022

L’Ajéduc (Association des journalistes éducation-recherche) a élu, à l’unanimité, son nouveau bureau, le mercredi 16 mars 2022 lors de son assemblée générale ordinaire.

Il est composé de cinq personnes :

  • Dahvia Ouadia (L’Etudiant/EducPros), élue présidente (vice-secrétaire en 2021)
  • Emma Ferrand (Le Figaro Etudiant), vice-présidente (secrétaire en 2021)
  • Camille Mordelet (AEF info), trésorière (élue pour un premier mandat)
  • Maud Kenigswald (Le Figaro Etudiant), secrétaire (élue pour un premier mandat)
  • Clément Rocher (L’Etudiant EducPros), vice-secrétaire (élu pour un premier mandat)

Le nouveau bureau entend poursuivre l’action des équipes précédentes, que nous remercions au passage, en appuyant et en facilitant le travail de tous les journalistes spécialistes de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Missions et priorités du nouveau bureau

Pour ce nouveau mandat, les membres du bureau souhaitent redynamiser ces liens et reprendre des activités d’avant Covid. Nos objectifs : proposer des rencontres on et off avec des acteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur lors d’événements en présentiel, continuer de proposer aux membres de l’association des ateliers pour faciliter leur travail, et rendre l’Ajéduc plus visible auprès des journalistes qui gravitent dans notre éco-système.

D’ailleurs, le premier atelier organisé par le nouveau bureau portera sur les entreprises qui prennent de plus en plus de place dans le paysage de l’enseignement et l’hybridation des formations : les edtech. Plus d’informations seront à venir ces prochains jours.

Nous souhaitons aussi poursuivre la consolidation des liens entre les journalistes du secteur grâce à nos réseaux sociaux (Facebook et Twitter) et notre groupe WhatsApp, où sont échangées des informations, des idées ou des offres de piges ou d’emploi, entre autres.

Principaux événements organisés en 2021

Cette année 2021 a de nouveau été marquée par la crise du Covid-19. Le bureau de l’Ajéduc s’est mobilisé pour recréer du lien entre les membres de l’association en proposant des ateliers en ligne, en créant un groupe WhatsApp pour échanger facilement entre confrères et consœurs et en organisant, autant que possible en raison des restrictions sanitaires, des moments de convivialité l’été et à la rentrée.

L’AG a été l’occasion de revenir sur les principales actions réalisées :

  • La mise en place d’ateliers en distanciel : “Journaliste en temps de crise – mode d’emploi”, le 1er avril 2021, avec Julie Lanique, Sandrine Chesnel et Sylvie Lecherbonnier ; Rencontre avec Béatrice Gilles, présidente du Conseil d’évaluation de l’école, le 18 mai 2021 ; Webinaire sur les nouveaux formats journalistiques, le 19 octobre 2021, avec Nalini Lepetit, Louise Tourret et Emma Ferrand
  • La signature d’une tribune avec les autres associations professionnelles de journalistes sur les conditions d’exercice de notre métier en période de crise, publiée dans Libération, le 21 mai 2021
  • La rédaction d’une lettre ouverte à destination du Sigem le 21 juillet 2021, concernant la période de non-communication des écoles membres, suivi d’un rendez-vous avec le Sigem, le 6 octobre 2021, en présence de Nicolas Arnaud, Julie Lanique et Dahvia Ouadia
  • La création du groupe WhatsApp « Les membres de l’Ajéduc » qui comptabilise aujourd’hui une trentaine de participants. 

Pour rester en contact avec l’Ajéduc, rencontrer des journalistes de l’association, en savoir plus sur notre métier ou même rejoindre l’association, une seule adresse à retenir : journalisteduc@gmail.com

Le nouveau bureau élu lors de l’assemblée générale 2019

L’Ajéduc (Association des journalistes éducation-recherche) a élu, à l’unanimité, son nouveau bureau, le 21 octobre 2019 lors de son assemblée générale ordinaire.

Il est composé de :

  • Wally Bordas (Le Figaro Etudiant), réélu comme président pour un second mandat ;
  • Julie Lanique (AEF Info), élue pour un premier mandat de vice-présidente ;
  • Théo Haberbusch (News Tank), secrétaire ;
  • Clarisse Watine (Monde des grandes écoles et Universités), vice-secrétaire ;
  • Ariane Despierres Féry (L’Etudiant), trésorière ;
  • Marine Richard (pigiste), vice-trésorière.

Le nouveau bureau entend poursuivre l’action des équipes précédentes en appuyant et en facilitant le travail de tous les journalistes spécialistes de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche. 

Le champ du journalisme éducation est en effet marqué par une grande diversité dont l’Ajéduc est le reflet.

Une soixantaine de professionnels

L’association regroupe une soixantaine de professionnels, travaillant pour tous les médias, des plus généralistes aux plus spécialisés, à Paris et partout en France. Ils œuvrent pour tous les types de support : presse écrite, web, agence, radio ou télévision. 

Certains sont intégrés à une rédaction mais un nombre grandissant d’entre eux travaillent pour plusieurs supports en qualité de pigistes. Ce sont pleinement des journalistes qui doivent être destinataires de toutes les invitations et invités à tous les événements.

Le rôle de l’Ajéduc est également de créer du lien et de dépassionner certains sujets en les portant à un niveau collectif. Par exemple, en expliquant aux administrations et organisations les enjeux et les besoins des journalistes éducation.

L’association souhaite également multiplier les événements et rencontres avec les acteurs de l’écosystème.

Enfin, l’Ajéduc se veut un espace de dialogue et d’échange entre journalistes, notamment pour faire circuler les opportunités professionnelles et discuter des enjeux auxquels notre métier est confronté. 

Les principaux événements de l’année écoulée

L’AG a notamment été l’occasion de revenir sur les événements suivants : 

  • Les enjeux de la rentrée vus par la CPU (04/10/18) ;
  • Rencontre avec la ministre Vidal et Jérôme Teillard, ils présentent en exclusivité pour l’Ajéduc les nouveautés 2019 de la plateforme (08/01/2019) ;
  • Prise de parole du président de l’Ajéduc Wally Bordas, à l’occasion des voeux du ministre Jean-Michel Blanquer ;
  • Rencontre avec le bureau de la Conférence des grandes écoles (12/03/19)
  • Rencontre Parcoursup et ses conséquences  pour l’orientation sous le regard des chercheurs  (18/06/19).

Nicole Gauthier : « L’Ajéduc a deux ancêtres »

Journaliste et universitaire, Nicole Gauthier est directrice du Cuej (Centre universitaire d’enseignement du journalisme, Université de Strasbourg) depuis 2009. C’est à la rubrique éducation qu’elle a fait une bonne partie de sa carrière dans la presse, notamment pour Libération, où elle a aussi été correspondante dans l’Est et cheffe du service Grand Angle.  

L’Ajéduc lui a demandé de lui ouvrir son « armoire aux souvenirs » pour découvrir les associations de journalistes éducation et universitaires qui l’ont précédée. 

Ajéduc : Quel a été votre parcours dans le journalisme éducation?

NG_faceIl a débuté avec Christian Beullac sous Valéry Giscard d’Estaing, et s’est terminé avec Lionel Jospin pendant le deuxième septennat de François Mitterrand.
J’ai commencé, ou presque, ma carrière à L’Education, un magazine hebdomadaire spécialisé dans les questions scolaires et universitaires, qui traitait à la fois d’actualité éducative et d’enjeux pédagogiques.
C’était il y a 40 ans, et beaucoup des sujets polémiques de l’époque ressemblent étonnamment à ceux d’aujourd’hui : l’apprentissage de la lecture avec les anathèmes contre la méthode dite globale, la sempiternelle baisse de niveau, les rythmes scolaires, et j’en oublie…
La revue ferme à l’été 1984, et après quelques mois de piges je rejoins un nouvel hebdomadaire en création, La Lettre de l’éducation, financé par les mutuelles enseignantes (MAIF, CAMIF, MGEN…) qui apparaissaient alors comme le bras financier de la galaxie enseignante laïque (dans l’orbite de la FEN, de son principal syndical, le SNI-PEGC, du CNAL, le Comité national d’action laïque).
Concrètement, il s’agit d’un supplément inséré dans le quotidien Le Matin de Paris, alors dirigé par Max Gallo (secondé par un certain François Hollande), censé drainer le lectorat enseignant.
L’initiative fait long feu, mais pour ce qui me concerne, je n’y reste que quelques semaines, débauchée par Libération dont la rubrique éducation compte alors, luxe inouï, deux journalistes.
J’intègre donc Libération en janvier 1986, et je reste dans la rubrique jusqu’en décembre 1990.
Pour faire un peu d’archéologie ministérielle, j’ai donc connu à cette rubrique les ministères Beullac et Saunier-Seïté, Savary, Chevènement, Monory et Devaquet, Jospin et quelques autres, avec 3 alternances politiques et un certain nombre de mouvements de masse, de reculs, de passage en force.

A quelles initiatives collectives avez vous participé qui pourraient faire écho à l’Ajéduc aujourd’hui ?

L’Ajéduc a un, et même deux ancêtres, l’APIJ (Association presse information jeunesse) et l’AJU (Association des journalistes universitaires).
  • L’APIJ a été créée en 1966, elle regroupe les journalistes éducation, mais aussi tous ceux qui s’intéressent de façon plus générale aux questions de jeunesse. Elle milite activement, en ces temps où le CLEMI n’existe pas, pour l’introduction de la presse et des médias à l’école, en tous cas pour que la presse ne soit pas seulement considérée comme un auxiliaire d’enseignement (démarche déjà audacieuse pour l’époque), mais aussi comme objet d’étude. Il s’agit – déjà – de réduire le fossé entre les médias et les jeunes, et en ces temps d’avant Internet, de mettre journaux et magazines dans les mains de tous les collégiens et lycéens. L’APIJ bénéficie de subventions du ministère de la Jeunesse et ses sports, dispose de locaux et salarie une secrétaire.
  • L’AJU, créée en 1971, intervient de manière plus spécifique dans le champ scolaire et universitaire, et notamment sur la défense de l’accès à l’information des journalistes (publication des rapports, visites ministérielles, accès des médias à l’information parfois complètement verrouillée).
L’APIJ et l’AJU ont organisé plusieurs colloques sur l’introduction de la presse à l’école. Elles animent aussi des débats sur l’information, les jeunes et la politique de la jeunesse (éducation sexuelle, drogue, etc.).
Elles éditent une lettre d’information hebdomadaire (ronéotée) envoyée tous les vendredis à tous les adhérents par voie postale.
L’AJU attribue chaque année un prix à un ouvrage (Robert Bréchon pour La fin des lycées, Gérard Vincent pour Le Peuple lycéen…), organise des déjeuners thématiques à destination de ses adhérents, etc.
Donc pour répondre à la question, oui, j’ai participé à de nombreux événements organisés par l’une ou l’autre de ces associations dont j’ai été membre du bureau.

Un souvenir marquant lié à ces associations?

Il y en a beaucoup. Pour les actions « corporate »: le bras de fer avec la ministre des Universités, Alice Saunier-Seïté et son équipe, qui refusaient tout contact avec les journalistes débarquant en force au ministère, rue Dutot.

Sinon, les débats entre journalistes pour donner une visibilité aux jeunes dans les médias.

 

Aujourd’hui, quel doit être le rôle d’une association thématique comme l’Ajéduc?

Je suis influencée par ce que j’ai connu et la réponse a forcément une détestable connotation « ancien combattant ». Tant pis.
  • Défendre et porter les sujets éducation et sup dans tous les médias ;
  • assumer le côté expert des questions d’éducation (en gros, faire gentiment comprendre à son rédacteur en chef que ce n’est pas parce qu’il a ses deux gamins dans un lycée parisien que son point de vue est pertinent);
  • participer au débat public autour de l’école et de l’Université;
  • et pourquoi pas contribuer à la formation de jeunes collègues et/ou à la formation continue de plus anciens sur les enjeux du scolaire et du supérieur.

Propos recueillis par Théo Haberbusch

Rencontre Ajéduc lundi 4 décembre à 9h dans les locaux du Monde: «Une école commune est-elle encore possible?»

Dans l’éternel débat sur l’école, l’heure est au creusement des clivages. Certains ne jurent que par les « fondamentaux », honnissent le « pédagogisme ». D’autres exaltent l’innovation, la créativité, l’empathie… ou se réfèrent aux pédagogues de l’émancipation… ou encore prônent une « liberté scolaire » dégagée de l’État. Chacun attendant de l’école qu’elle soit adaptée à ses options personnelles, une école de tous et pour tous est-elle encore possible ? Pour en débattre, l’Ajéduc réunit deux structures très différentes : le think tank Vers le Haut et le collectif Questions de classe(s).

le lundi 4 décembre à 9h00, dans les locaux du Monde

(entrée par le 14, rue Paul-Gervais, 75013)

Vers le Haut, créé en 2015, se définit comme un « Centre d’études et d’actions dédié aux jeunes, aux familles et à l’éducation », qui « élabore et diffuse des propositions dans le débat public » et veut « porter un projet éducatif ambitieux pour la jeunesse, adapté aux défis du 21ème siècle ». unnamed (1)

Vers le Haut est lié à une série d’organisations comme les Apprentis d’Auteul, l’Armée du salut, le Collège des Bernardins, les Scouts musulmans de France, etc. Son délégué général, Marc Vannesson, vient de publier Tous éducateurs. Et vous ? (Bayard), un livre-manifeste en faveur d’une « nouvelle alliance éducative » permettant de « contrer la barbarie ».

Questions de classe(s), se présente comme un collectif militant proposant « un espace alternatif et sans esprit de concurrence au service de tous ceux et celles qui luttent pour changer la société et son école ».

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Il est aussi « un site internet coopératif autour des luttes sociales et des pratiques pédagogiques visant l’émancipation ». Questions de classe(s) publie aussi la revue sur papier N’autre école, dont le 7e numéro, qui vient de paraître, est consacré aux pédagogies alternatives. Un de ses responsables, Grégory Chambat, professeur de collège, a publié en 2016 L’école des réac-publicains: la pédagogie noire du FN et des néoconservateurs (Libertalia).

Bernard Koehret (créateur d’APB) : « Ne plus demander aux candidats de classer leurs vœux est une erreur »

La question de l’Ajeduc, à Bernard Koehret, créateur d’Admission post-bac (APB) :

Question : Des milliers de bacheliers s’étant retrouvés sans formation à la rentrée, beaucoup ont rejeté la faute sur APB, dont vous êtes le concepteur… S’est-on trompé de combat ?

B.K.:.Dans le discours concernant APB, il y a en permanence une confusion entre deux algorithmes : en l’absence de réglementation permettant aux universités de choisir leurs étudiants lorsque la demande est plus forte que la capacité d’accueil, un premier algorithme de classement des candidats à une licence est utilisé, un algorithme d’affectation est ensuite mis en œuvre pour satisfaire au mieux les souhaits des candidats.

La Cour des Comptes, dans son rapport d’octobre 2017, précise : « L’adossement de la procédure à un algorithme d’affectation est un des éléments fondamentaux de l’optimisation induite par APB car il permet de faciliter le processus naturel de rencontre entre offre et demande de formation ».

Les critiques des usagers, de la Cour des Comptes et les injonctions de la CNIL portent sur les critères et le tirage au sort utilisés dans le premier algorithme. Concernant la hiérarchisation des vœux des candidats et l’algorithme d’affectation, tout le monde reconnaît son efficacité qui permet de réduire le stress de la plupart des candidats.

Il ne faut pas se tromper de cible : être éliminé d’une licence par un tirage au sort parce que la réglementation n’autorise rien d’autre n’est évidemment pas satisfaisant. En déduire qu’il ne faut plus demander aux candidats de classer leurs vœux et d’utiliser un algorithme pour satisfaire au mieux ces vœux est une erreur.

Evidemment l’utilisation d’un algorithme ne résout pas tout : en 2017, 808 000 candidats ont participé à APB pour 654 000 places, 81% des candidats ont obtenu un de leurs trois premiers vœux. Par manque de places, quelques milliers de candidats n’ayant pas fait un nombre suffisant de vœux adaptés sont restés sans proposition comme chaque année sans qu’on soit sûr qu’un nombre significatif de ces candidats n’aient pas trouvé une formation préférée hors APB.

Propos recueillis par Erwin Canard