Thierry Mandon : « J’aurais aimé avoir deux ans de plus »

Thierry Mandon était invité à rencontrer les journalistes de l’Ajéduc mercredi 23 novembre 2016. A six mois de la fin de son mandat, le secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche a notamment dressé un bilan positif de son action, reconnaissant que certaines problématiques n’étaient pas résolues. 

« Il faut accepter le temps long pour changer les institutions et les infrastructures. » C’est ce que rappelle Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, invité par l’Ajéduc mercredi 23 novembre 2016 pour parler de son action et de sa vision des enjeux à venir.

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« C’est un quinquennat qui peut se regarder dans la glace », assure Thierry Mandon aux journalistes de l’Ajéduc.

Un bilan qu’il juge positif : entre la réforme des masters et les Comue (Communautés d’universités et établissements), « c’est un quinquennat qui peut se regarder dans la glace ».

Pourtant, il confie très vite qu’il aurait aimé avoir « deux ans de plus » pour pouvoir mener à bien sa mission. « Durant la campagne présidentielle, nous n’avions pas mesuré les bouleversements mondiaux. » La montée en gamme des qualifications dans le monde du travail, l’intensification des efforts de beaucoup de pays dans la recherche ainsi que l’aplatissement de la compétition internationale sont autant de facteurs qui n’ont pas été assez anticipés  avant l’arrivée au pouvoir de François Hollande.

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Thierry Mandon échange avec son directeur de cabinet, Christophe Strassel, pendant la rencontre avec l’Ajéduc. 

« Le sujet aujourd’hui, c’est la licence »

Que reste-t-il à faire pour l’enseignement supérieur et la recherche ? Selon le secrétaire d’Etat, les prochaines réformes devront porter sur la licence. A commencer par l’orientation qui devrait même selon lui constituer « une matière à part entière au lycée ».

Thierry Mandon propose également la mise en place d’une année de césure entre le baccalauréat et la première année d’études, pour « permettre aux jeunes de voir le monde », avant de choisir leur voie. Cette année pourrait prendre la forme d’un service civique qui serait bonifié dans le parcours des étudiants. Quant à instaurer une sélection à l’entrée de l’université, Thierry Mandon rejette formellement cette idée car, souligne-t-il, il faut laisser le temps aux étudiants de « se révéler à eux-mêmes ».

Gaëlle Coudert et Emilie Coste, en formation de Journaliste Rédacteur Multimédia à l’EMI* (texte et photos)

* L’Ajéduc accompagne cette année les stagiaires en formation à l’EMI (Ecole des métiers de l’information) en leur proposant d’assister à nos rencontres sur leur temps libre et de produire ensuite un article pour ce blog.

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