Design thinking : résumé de la rencontre à la d.School

Véronique Hillen présente le design thinking à l'Ajéduc, avril 2015. ©d.School
Véronique Hillen présente le design thinking à l’Ajéduc, avril 2015. ©d.School

Mardi 14 avril, la Paris-Est d.School a accueilli les membres de l’Ajéduc qui souhaitaient s’initier au design thinking. La doyenne de l’école, Véronique Hillen, spécialiste de stratégie et d’innovation, a partagé ses connaissances et expériences avec une passion communicative.

Le design thinking, quèsako ?

Le design thinking est un mouvement mondial né de la vision de Hasso Plattner, co-fondateur du géant allemand de l’informatique, SAP AG. Avec David Kelley, fondateur d’IDEO, ils ont créé, en 2004,  la d.school de l’université de Stanford (Hasso Plattner Institute of Design). D’autres d.Schools ont été créées depuis lors (Allemagne, Finlande, France).

On peut résumer l’esprit du design thinking en trois mots :

« NO TALK, ACTION! » ou encore « MAKE, MAKE, MAKE! »

La réflexion est associée à l’action. Autrement dit, il s’agit d’utiliser la conception pour réaliser (sans délai), à partir de prototypes faits avec ce que l’on a sous la main. En outre, la réalisation d’un produit ou service doit être utile à quelqu’un. (On est très loin du « design » au sens communément compris en France, à savoir « esthétique, tendance… »).

Comment l’utiliser dans l’éducation ?

« L’avenir du design thinking est dans la réappropriation », estime Véronique Hillen. Il pourrait ainsi permettre d’établir un nouveau référentiel de compétences, d’accompagner les enseignants pour qu’ils transforment leurs cours… « Le design thinking, c’est la capacité d’avoir des idées qui visent juste ET savoir les mettre en place, les réaliser » explique la doyenne de la Paris-Est d.School. « C’est une culture d’exploration, qui nécessite simplement un espace, une équipe et des outils (People, Place, Process). On a une idée, on la teste, on réajuste si nécessaire au fur et à mesure. Il ne s’agit pas de créer de nouveaux produits ou services, mais des produits ou services qui réenchantent l’utilisateur, qui lui apportent une réelle valeur (« UX first », soit l’expérience utilisateur avant tout).

Et quand il n’est pas possible de faire réellement fonctionner un prototype, on utilise l’astuce du « wizard oz » (Magicien d’Oz). On fait une démonstration du produit comme s’il fonctionnait (exemple : la vidéo YouTube de la démo des Google glass).

L’Ajéduc a relevé le « marshmallow challenge »

design-thinkingAprès cette présentation théorique, les membres de l’Ajéduc se sont lancés dans la pratique : deux équipes ont été constituées. Chacune disposait d’une boîte contenant un paquet de spaghettis, du rouleau adhésif taille XXL, une paire de ciseaux et de la ficelle. Le défi ? Construire la plus haute structure verticale autonome en 18 minutes ! C’est le challenge du marshmallow (présenté au TED). Il s’agissait d’avoir des idées et de les mettre aussitôt en pratique : l’Ajéduc s’en est mieux sortie que les élèves de MBA ou de Polytechnique ! « Les ingénieurs sont parfois trop habitués à beaucoup réfléchir, et pas assez à agir », a expliqué Véronique Hillen.

En savoir plus

Si cet aperçu vous a donné envie d’en savoir plus sur le design thinking, la d.School organise une conférence le 6 mai 2015 : « Le futur du design thinking » (à l’Ecole des Ponts ParisTech, 77420 Champs-sur-Marne).

Pour plus d’informations sur la création du design thinking et ses applications, vous pouvez regarder les vidéos Design Thinking with SAP sur YouTube (en anglais).

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